Celtiqu'attitude
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MUSIQUE IRLANDAISE

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MUSIQUE IRLANDAISE

Message  Irishfairy le 26/10/2010, 23:03

La musiqueirlandaise s'estdéveloppée sur toute l'île d'Irlande depuis l'Antiquité, parfoisinfluencée par le contexte politique ou religieux de l'époque.Suite à l'émigration massive des Irlandais au XIXe siècle,elle s'est répandue aux États-Unisnotamment, mais aussi sur l'ensemble du Royaume-Uni.Elle a été incluse dans d’autres styles et de nombreux reelset jigsirlandais ont été repris, entre autres par le bluegrasset la musique traditionnelle canadienne, y compris au Québec.La musique la plus ancienneconnue en Irlandeest celle des harpistes des clans gaéliques datant du IXe siècle.La harpe figurecomme emblème du pays depuis au moins le XIIIe siècle.On ne sait rien des musiciens non professionnels ni des dansespratiquées à l'époque mais le harpiste accompagnait un poète quiproclamait les louanges du chef de clan auquel il était rattaché.Avec le temps, les musiciensdevinrent peu à peu des musiciens itinérants, conséquence dudéclin de la société gaélique entre le XIIe siècleet le XVIIe siècle,dont un des derniers témoins est le harpiste TurloughO'Carolan mort au XVIIIe siècle.Au XVIIe siècle,les danses devinrent très populaires, comme dans le reste del'Europe. La danseirlandaise connut son apogée au XIXe siècle,et de nombreux témoignages de voyageurs en Irlande prouvent sonimportance.En raison d'une crainte de ladisparition de la musique irlandaise et de ses instruments, un grandnombre de nationalistes convaincus se regroupèrent à partir de lafin du XVIIIe sièclepour tenter de la faire revivre dans diverses associations.On assiste depuis les années1970, et par vagues successives, à un intérêt très marquépour la musique irlandaise dans le monde entier, particulièrementaux États-Unisoù existe une forte communautéd'origine irlandaise, et à un très fort développement de sacommercialisation (disques, concerts, etc.). Si la musique actuelle,harmonisée selon des canons modernes et travaillée en studio, a peude chose en commun avec les interprétations originales, elle aacquis en contrepartie une renommée internationale exceptionnelle.Aujourd'hui, le terme « musiqueceltique » se réfère très souvent à cette musiquetraditionnelle irlandaise actualisée ; mais il ne faut pasoublier que les musiques celtique comprend également la musiqueécossaise, bretonne et galicienne (Espagne), traditionnelles ou non.Certaines maisons d'édition musicale ont même un catalogue de Worldceltic music.

Musiquetraditionnelle


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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Armoiries de l'IrlandePrincipalement originaire desXVIIIeet XIXe sièclessous la forme connue actuellement, la musique traditionnelle sesubdivise en musique vocale d’une part et musique instrumentaled’autre part. Mais c'est la voix qui en forme la base, en raisond'une caractéristique prépondérante de cette musiqueessentiellement mélodique : les ornementations.On distingue


  • le sean-nos (litt. « style ancien »), chant en gaélique a cappella, difficile d'accès au premier abord, issu du Moyen Âge.

  • la musique de danse, purement instrumentale qui depuis quelques décennies se joue aussi dans les pubs (socializing) ;

  • la musique mélodique, avec les ballades, les slow airs (mélodie instrumentale lente et calme) et les laments (mélopées racontant une histoire triste, proches des gwerzioù bretonnes) ;
  • les ballads, chants militants composés pour magnifier l'esprit et l'action nationaliste, en particulier à partir du XIXe siècle, dont sont issues les "protest songs" d'Irlande du Nord au XXe siècle.
Aujourd'hui, on rencontresurtout des interprétations de la musique de danse, qui a le plussuscité de compositions, et des ballades en anglais. Certainsinterprètes et/ou groupes (Altan, La Lugh, Danu, Téada) chantentnéanmoins en gaélique. Les thèmes généraux sont, comme partout,l'amour, la mort, la guerre, le travail, l'héroïsme, l'humour plusdeux thèmes récurrents liés à l'histoire irlandaise :l'exaltation du sentiment national et l'émigration massive vers lesÉtats Unis. Du point de vue harmonique, la musique traditionnelleest diatonique, mais comporte parfois des altérations, et se joueprincipalement dans les tonalités de sol, ré et la majeurs. Le modemajeur domine largement ; les rares tunes en mineur sejouent en mi, la ou si. Il existe aussi une littérature musicaleadaptée pour le violon (et dérivés, mandoline, banjo…) en do,fa, si♭ et relatives (la mineur, ré mineur et sol mineur). Lesflûtistes maîtrisant les clés peuvent néanmoins s'y adapter.Musiquede danse

La première source révélantle nom d’une danse irlandaise remonte à 1590. Dix ans plus tard,Fynes Moryson,secrétaire de Lord Mountjoy, écrit que les Irlandais « dansenttrès volontiers, n’usant pas de l’art des mesures lentes ou desgaillardes, mais seulement de danses campagnardes ». Unquatrain rédigé en 1670 mentionne quatre noms de danses. ArthurYoung, dans son Tourof Ireland (1776-79),écrit que « danser est une chose commune pour les genspauvres. Les maîtres à danser voyagent dans les campagnes, decabane en cabane, avec un cornemuseux ou un violoneux aveugle, et leprix est de six d. et un quart. C’est un système d’éducationcomplet. » Un témoignage écrit atteste du fait que lesenvahisseurs anglo-normandsintroduisirent des danses en Irlande vers 1410. Il est cependantcertain qu'il existait des danses religieuses ou guerrières chez lesCeltes.
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Danse irlandaise, fêtede la Saint-PatrickLa musique de danse constitue unrépertoire énorme (plus de 6 000 mélodies ou tunes)réparti en plusieurs types dont les trois principaux sont la jig(du français "gigue", cf. l'allemand geige,violon), le reelet le hornpipe.Il existe trois formes de jig :


  1. la double jig, en 6/8, dont l’unité rythmique consiste en deux groupes de trois croches. Son autre caractéristique réside dans la dernière mesure comprenant trois croches et une noire, celle-ci reproduisant la même note que les 2e et 3e croches ;

  2. la single jig, en 6/8 ou 12/8, présente une unité rythmique de deux groupes de noire-croche. Cette jig est caractérisée par sa dernière mesure comprenant une noire pointée et une croche ;
  3. la slip jig ou hop jig adopte la mesure 9/8 par groupes de 3 croches (3/8 3/8 3/8). Ce type de jig se distingue en outre par sa structure de deux fois quatre mesures, les autres jigs comptant toujours deux fois huit mesures.
Le slideest une sorte de jig en 12/8, qui se caractérise par ses pasglissés, d’où son nom (en anglais,to slidesignifie glisser).L’unité rythmique du reelconsiste en deux groupes de quatre croches (mesure 2/2 ou C barré).Rapide — voire très rapide — dans la majorité des cas, cettedanse peut parfois être interprétée sur un tempo lent, prenantalors le nom de slow reel.Le hornpipe adopte lamesure 4/4 et se joue sur un tempo modéré. On accentue en principeune croche sur deux, non comme les « croches inégales »du baroque français, mais plus ou moins comme si la première valaitles deux dernières croches du triolet.Engénéral, quelle que soit la danse, la structure usuelle adopte laforme A A B B ou (A) s’appelle tuneet (B) turn.Comportant quatre ou huit mesures chacune, elles forment une« question-réponse »[1].Chaque partie est répétée, mais la fin de la reprise est parfoislégèrement modifiée (A A’ B B’) pour permettre aux danseurs desavoir quand ils doivent s’apprêter à un pas différent.On rencontre parfois unetroisième (C) et plus rarement encore une quatrième partie (D)concluant la danse ; dans la majorité des cas, composées parun interprète, elles sont des variations qui se sont introduitesdans le répertoire au fil du temps.À part les polkas – priséesdans la région de Sliabh luachra (à cheval sur les comtés de Corket de Kerry) -, les valses et quelques autres rares danses (fling,barn-dancedans le nord du pays), il existe encore une suite de danse irlandaiseparticulière : le set-dance(du français "suite de danse"). Inventée par les maîtresà danser au XVIIIe siècle,elle reçut un nom particulier à cause de sa structure différentequi requérait des pas propres à chaque mélodie. Le plus connu desset-dancesest probablement theBlackbird dont les deuxparties comptent respectivement 8 et 15 mesures. On peut aussi citerthe Knights of SaintPatrick.Titres,sources et notations Titres Transmise oralement comme toutetradition populaire, la musique traditionnelle dépendit durant dessiècles de la mémoire des fiddlers, pipers et autresinterprètes qui transmirent les tunes (airs) à leursproches. Si la mémoire purement musicale ne fut que rarement priseen défaut — le nombre de tunes parvenues jusqu’à nous entémoigne, et les différences entre diverses versions sont quasimentinsignifiantes : on peut presque toujours très aisémentreconnaître la mélodie —, il en va tout autrement des titresdesdits tunes En effet, bon nombre de mélodies portentplusieurs titres, parfois fort différents. C’est notamment le casdu reel Ah, Surely également intitulé The Bonfire,The Boys of twenty-Five , The Killaghbeg house, Therose in the garden, The windy gap ; de la jig(Old) Apples in winter, aussi désignée sous les noms JoeKennedy’s, General White’s, The Misfortunate ouUnfortunate Rake, (Next) Sunday is my wedding day,Rattle the Quilt, The shamrock ou The Squint-eyedpiper. Enfin, le reel The Boyne hunt est connu sousplus de 70 titres différents… D'autres prêtent à confusion :ainsi le hornpipe The fisherman’s lilt avec la jigThe lilting fisherman, ou la double jig The humoursof whiskey avec la slip jig du même nom !Sources


  • Edward Bunting (1773-1843), le premier grand collecteur de musique irlandaise qu'il découvrit en 1792 lorsqu’il fut engagé comme transcripteur au Festival de harpe de Belfast. Il commença à collecter la musique irlandaise, rendant visite à quelques harpistes et parcourant les campagnes à la recherche de mélodies. Son premier volume parut en 1796 ; il contenait 66 airs, dont beaucoup d'inédits. Son dernier volume (1840) consiste en matériel recueilli en 1809, mais inclut aussi une description des méthodes utilisées par les harpistes avec des notes concernant leur vie, ainsi qu’une liste de termes techniques relatifs à la harpe et à la musique en général.
  • George Petrie (1790-1866), historien et artiste, fut le second collecteur le plus important. Il est un des principaux fondateurs de la « Society for the preservation and publication of the Melodies of Ireland », qui planifia cinq publications par an, contenant chacune 200 airs arrangés et copieusement annotés. Mais il n’y eut qu’une seule publication de Petrie : The Ancient music of Ireland (1853-1855). Un second volume fut publié de manière posthume en 1882 mais les tunes contenus dans ces deux ouvrages furent arrangés « au goût du jour ». Les collections manuscrites de Petrie, contenant 2 148 pièces, furent finalement confiées au compositeur Sir Charles Villiers Stanford (Dublin, 1852 - Londres, 1924) pour être publiées. Son édition The Petrie Collection of Irish Music (1902-05) contient 1 582 mélodies — 500 furent supprimées — malheureusement non classées de manière systématique. On doit encore à Stanford plusieurs publications de chansons irlandaises arrangées pour une voix et piano, dont Moore’s Irish Melodies Restored, op. 60.
Il faut encore mentionnerWilliamForde (c 1795-1850), premier collecteur à travaillersystématiquement, JohnEdward Pigot (1822-1871), PatrickWeston Joyce (1827-1914) qui édita 824 airs dont une centaineavec accompagnement de piano et JamesGoodman (1828-1896). Les ouvrages de ces trois derniers ne furentpas publiés.


  • Francis O'Neill (1849-1936), est connu comme collecteur et éditeur des deux principales collections de musique irlandaise d’avant le milieu du XXe siècle : The Music of Ireland (1903) qui contient 1 850 mélodies, et The Dance Music of Ireland (1907), dans lequel figurent 1 001 mélodies. Ces dernières provient de son premier ouvrage, mais il effectua également des adjonctions. Fervent amateur, O’Neill débuta en notant nombre de mélodies dont il se rappelait, mais il commença sa collection sans intention de la publier. Il rencontra cependant un tel enthousiasme de la part de nombreux amateurs qu’il fut finalement capable d’éditer plus de 2 000 mélodies. O’Neill n’aurait pu effectuer ce travail sans l’aide de la communauté irlandaise de Chicago. En outre, O’Neill a écrit deux livres : Irish Folk Music (1910) et Irish Minstrels and Musicians (1913) dans lesquels se trouvent bien des renseignements à propos de la musique et des musiciens irlandais. Les ouvrages d’O’Neill, qui présentent chaque tune sous ses titres gaélique et anglais, furent les sources les plus importantes et les plus fiables avec les trois volumes de F. Roche (Collection of Irish Airs, Marches and Dance Tunes, Dublin, 1911-1927) jusque dans les années 1960.
  • Breandán Breathnach (1910-1985), dont l'ouvrage Ceol Rince na hÉireann consiste en une collection de cinq volumes publiés entre 1963 et 1999. Dans le corps de l'ouvrage, tous les titres de tunes ainsi que les annotations sont en gaélique. L’index des mélodies est organisé par danse, et comporte les titres gaéliques et anglais classés par ordre alphabétique. L’amateur non-gaélisant devra donc effectuer un fastidieux travail de recherche pour retrouver le titre en anglais.
Par ailleurs, certainespublications, par exemple la Ryan’s Mammoth Collection :1 050 reels, jigs, hornpipes,… (1883) contenant des tunesindubitablement irlandaises, prétendent présenter de la musiquepopulaire « américaine ».Notations Toutes les sources ci-dessusmentionnées étaient transcrites selon le système de notationmusicale « classique » or plusieurs dizaines de« collecteurs » œuvrent depuis des années et proposentsur Internet près de 20 000 tunestranscrites en notation « ABC ».Il s'agit d'un système se basant sur la tablatured'orgue allemande remontant au XIVe siècle(la musique s'écrit comme un texte : la note de base est le la,traduite (ou transcrite) par la lettre A ; B signifie un si,C = do,etc. On écrit les notes les unes à la suite des autres, avec desconventions pour le rythme, la mesure, les reprises). Cette notationpermet à ceux qui ne connaissent pas le solfège d'accéderfacilement à la pratique musicale.L’irishtraditional musicdiffère à bien des égards de la musique classique ou savante quise présente — à l’exception de la bassecontinue baroque — sous forme de partitionsprêtes à être jouées. Une autre différence est l’aspectdiatonique(il y a peu de chromatismes)dans la musique traditionnelle).Étant donné que chaque danseest très courte — environ 45 secondes pour un hornpipe jouéune seule fois, reprises comprises —, les musiciens jouent engénéral deux ou trois fois une même danse, et lui juxtaposenttoujours une danse voire plus, formant ainsi une suite, surtout enconcert, lorsque les auditeurs écoutent plus attentivement que lesdanseurs, qui souhaitent au contraire moins de danses différentesjouées un plus grand nombre de fois. Il faut dès lors sélectionner,au sein de l’énorme répertoire, quelle danse va succéder àquelle autre danse.Les partitions ne comportent quela mélodie, celle-ci étant l'essence de la musique irlandaise.C'est ainsi qu'a été transcrite la musique de O'Carolanà partir de la fin du XVIIe siècle,nous privant d'informations précieuses sur les modesd'accompagnement et d'harmonisation de la musique à l'époque.L’accompagnement et l’harmonie n'ont fait leur apparition quedans les années 1960. Actuellement, tout groupe se doit d’harmoniseret arranger ses mélodies, c’est-à-dire choisir les accordsd'accompagnement, éventuellement composer une seconde voix, imaginerune introduction, etc. Le dépouillement des airs irlandais permetqu'ils soient utilisés par diverses sensibilités musicales, parexemple avec des harmonisations de style classique, jazz ou country.Pour se produire en concert,chaque groupe procède à l’instrumentation :il doit donc décider quel(s) instrument(s) commence(nt) la suite,quel autre instrument s’ajoute ou prend le relais, sans oublier lefinal qui prend en compte l’ornementation,en principe propre à chaque instrument. Jouer cette musique impliqueun important travail personnel qui pourrait partiellement s’assimilerà une tâche d'arrangeur.De nombreux groupes ouinterprètes actuels composent des tunesdans le style traditionnel : DeDannan, Shantalla,le fiddlerFrankie Gavin, le flûtiste MattMolloy, le multi-instrumentiste DonálLunny, etc. Plusieurs musiciens se sont taillés une réputationde compositeurs, par exemple le fiddleret pianiste CharlieLennon, Paddy Fahey de l'East Galway qui a composé des reelset des jigs,souvent dans les tonalités de ré mineur ou de sol mineur, au doigtéagréable sur un violon, mais difficile à la flûte et aux pipes.Par ailleurs, divers groupes ont adapté des œuvres d’autresstyles : c’est le cas de l’IrishMarch — extraite deThe Battlede William Byrd(1543-1623), virginaliste anglais — arrangée par Planxty,de l’Arrivée de laReine de Saba deHaendel, œuvretransformée par DeDannan, ou de Musicfor a found harmonium deSimon Jeffes(1949-1997) repris par le groupe PatrickStreet. On peut citer également l'aventure d'O'Stravaganza,où la musique classique et la musique irlandaise se répondent àtravers des reprises d'airs composés par Vivaldiet TurloughO'Carolan. C’est ainsi que la musique traditionnelle évoluepeu à peu et poursuit son aventure vivante.Certains musiciens de pop, derock ou de jazz n'hésitent d'ailleurs pas à participer àl'enregistrement de vieilles chansons gaéliques ; ainsi Sting,Mark Knopfler,TomJones ou les RollingStones répondirent à l'appel de Paddy Moloney, leader du groupeChieftains,pour le disque The LongBlack Veil, et KateBush collabora avec AlanStivell pour son disque Again.Instrumentsde musique

Le terme oïrfideach("celui qui souffle", synonyme de « sonneur »)désigne de manière générique un musicien en gaélique ; cecisuggère que les premières musiques apparues en Irlande étaientpeut-être jouées par une cornemuseou une flûte. Lemot piopai(de pipeen anglais), qui désigne un instrument à chalumeau)est signalé pour la première fois dans un poème contenu dans leBook of Leinster,manuscrit datant d’environ 1160 ; dans ces mêmes vers, sontmentionnés le fidli(fiddle),ancêtre probable du violonen Irlande, et le timpán,instrument à cordes dont on jouerait avec un archet — sansqu’aucune autre précision ne soit connue à ce propos (peut-êtreune adaptation du mot "tympanon",sorte de cithare à marteaux).La harpeirlandaise naquit peut-être dans le courant du IXe siècle,attestée par le psautierde Folchard émanant du monastère irlandais de Saint Gall.L’instrument était muni de cordes en laiton et cuivre, à lacaisse de résonance creusée d’un seul bloc dans du saule. Labeauté de son timbre et l’habileté des harpistes sont cités dèsle XIIe sièclepar le Giraldus Cambrensis (Giraud de Cambrie), homme d'églisegallois pourtant peu enclin à apprécier la culture irlandaise.Jusqu’au XVIe siècle,les harpeurs jouirent d’une haute considération et d’unesituation sociale enviable ; par la suite, les Anglais lespersécutèrent en tant que vecteurs de dissémination de larésistance irlandaise. Mais dans le même temps, on sait que laReine d'Angleterre Elisabeth 1ère entretenait un joueur de harpeirlandais à sa cour. Le déclin de la noblesse qui les entretenaitet les protégeait fit d’eux des ménestrels ambulants dontl’exemple le plus fameux est TurloughO'Carolan (1670-1738). L’instrument disparaît au début duXIXe siècleavec Arthur O’Neill, dernier harpeur. Vers la fin du XXe siècle,débute lentement la renaissance d’un instrument, aux cordes aussibien en boyau qu'en métal, connu aujourd’hui sous le nom de harpeceltique.
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Joueur d'Uillean PipesLa cornemuseirlandaise ou union pipes(ou encore uilleannpipesuilleanest le génitif de "coude") est constituée de troisbourdons, de régulateurs à douze clés (pour l’accompagnement),d’un soufflet actionné par le coude, d’un sac (coincé entre lecoude et la hanche) et d’un chalumeau à deux octaves. Apparu auXVIIe siècle, (pastoralpipes) cettecornemuse était à l'origine le plus souvent accordée en Si♭,mais elle est beaucoup plus courante aujourd'hui en Ré. Son nom estpar ailleurs une invention du début du XXe siècle, mais estsuffisamment répandu aujourd'hui pour ne plus être remis en cause.L’instrument à percussion leplus utilisé porte le nom de bodhrán;mesurant environ 60 cm de diamètre et 10 à 12 cm de haut ; soncadre est en frêne et sa membrane en peau de chèvre, parfois endaim ou lévrier ; il est frappée par un petit bâton de frêneou de houx d’à peu près 15 à 20 cm de long à chaque bout duquelon trouve une partie ovaloïde. Ce tipperest tenu entre les doigts, l’essentiel du jeu étant effectué parle poignet. C'est le Kerry style. Il existe une technique plusrécente qui utilise un tipper(ou stick)droit (donc sans renflement aux extrémités) tenu par une desextrémités. On frappe donc la peau uniquement avec une extrémité.Un jeu complexe de redoublements et de rebonds permet une étonnantevariété des rythmes. JohnJoe Kelly (Flook)et EamonMurray (Beoga)sont les spécialistes du genre.Le violon, toujours appeléfiddle,est le plus souvent monté avec des cordes métalliques et unchevalet plutôt plat. Dans sa forme actuelle, il diffère peu duviolon classique. Par contre, il existe depuis longtemps dans lescampagnes, car il était considéré comme un instrument facile àfabriquer. Il en a existé de toutes formes, réalisés dans toutessortes de matériaux, y compris le métal comme le fer blanc ou lelaiton.Il y a aussi plusieurs types deflûte :


  • principalement l’Irish concert flute – en bois (ou de nos jours en polymère), proche du traverso baroque, c'est une flûte traversière avec ou sans clefs. Celle sans clés est diatonique (Ré ou D) et celle à clefs permet de jouer plus facilement les altérations, ce qui rend l'instrument chromatique. C'est l'instrument qui était en usage dans les orchestres classiques au XIXe siècle.
  • les whistles, flûtes à bec en métal ou en bois généralement à 6 trous, chez qui on distingue deux familles : les petites flûtes appelées tin whistles ou penny whistles (par référence au fait qu'elles coûtaient peu cher), et les low whistles, bien plus imposants que les tin whistles car jouant une octave en dessous, et donc de la taille d'une flute.
L'accordéon,d'origine allemande, se divise en accordéonchromatique (principalement à touches piano, plutôt detradition Nord Irlandaise et Écossaise) et accordéondiatonique. Les premiers modèles diatoniques bisonores étaientdes mélodéonsen en Do (C), Ré (D) ou en sol (G) à une seule rangée avec de 1 à4 voies. Le système à une rangée a été ensuite décliné en unsystème à deux rangées diatoniques bisonores séparées par undemi-ton (à la manière de l’harmonicadit chromatique). Ce système de fabrication simple offrel'ensemble des notes possibles sur environ deux octaves et demie avecun instrument bien plus compact et léger que l'accordéon à touchespiano, mais au prix d'une technique instrumentale très élaboréequi nécessite un grande pratique, souvent dès le plus jeune âge…(JoeCooley, JackyDaly). Suite à une erreur de livraison, un stock d'accordéonsen si/do (au lieu de do#/ré) s'est retrouvé en Irlande. Cesinstruments ont été essayés et finalement adoptés, car ilspermettaient, certes au prix d'un apprentissage intense, d'obtenir unjeu plus lié et par conséquent une meilleure gamme d'expressionpossible pour interpréter la musique irlandaise. C'est le systèmele plus pratiqué de nos jours en Irlande. (JoeBurke, Paddy'Nenagh' O'Brien, DermotByrne (Altan),Sharon Shannonetc.)Le concertina(petit accordéon hexagonal, surtout en usage dans le comté deClare) est d'origine anglaise (systèmes English, chromatique etanglo, diatonique bisonore en G/C). Il a connu un développementparticulier en Irlande (système anglo-irishen G/C + chromatismes). C'est un des instruments les plus compactsqui soient, sachant qu'il couvre 2 octaves et demie et que sapuissance n'a rien à envier à certains accordéons, malgré unsystème de anches libres à une voix (NoelHill, MaryMcNamara, MichealO'Reilly (Providence)etc.).De nos jours, on rencontreégalement souvent le banjoténor (4 cordes), la mandoline(à fond plat), la guitare(souvent accordée en DADGAD(c'est-à-dire ré la résol la ré — accord deRé sus 4 popularisé par Davey Graham dans les années 1960) en lieuet place de l'accordage habituel mila ré sol si mi), lecistre, proche dumandole, à 4 ou 5 chœurs (ou doubles cordes).Le bouzoukiou Irishbouzouki) futimporté au début des années 1960 à la suite d’une autreerreur ! AlecFinn demanda à un ami qui allait en Grèce de lui rapporter unluth, mais l’ami lui rapporta un bouzouki, cousin du luth. Finn secontenta du bouzouki, instrument à caisse piriforme à fond bombécomportant un long manche muni de 3 chœurs (DAD ou Ré La Ré). Parla suite, le luthier PeterAbnett fabriqua, en collaboration avec Alec Finn et surtout DonalLunny, un instrument quelque peu différent : forme de larmeet fond plat (ou plutôt légèrement bombé), 4 chœurs, cordes etaccord différents (GDAD ou GDAE). Ainsi naquit le bouzoukiirlandais. Trois autres musiciens utilisèrent le bouzouki dès lesannées 1970 : les célèbres AndyIrvine et Donal Lunny, ainsi que JohnnyMoynihan. Depuis quelques années, divers instruments hybridesvoient le jour, comme le bouzouki au corps de guitare qu’utiliseAndy Irvine. Un des principaux luthiers irlandais (mandolines,cistres, bouzoukis,…) se nomme Joe Foley.Le hammereddulcimer bienqu'attesté ici ou là, n'a pas connu de développement important enIrlande avant le XIXe siècle.Musicienset groupes de musique

Listede musiciens ou groupes de musique irlandaise.Musique classiqueLa musique savante a fait sonapparition en Irlande à la période baroque avec des compositeurstels CharlesCoffey et MatthewDubourg, mais les premiers compositeurs remarquables furent à lapériode romantique JohnField et à la période moderne CharlesVilliers Stanford. Cette musique semble toutefois ne retenirqu'un public restreint.Musiqueactuelle La musique pop rock a trouvé enIrlande une terre propice à son développement grâce à l'activitéintense des musiciens traditionnels parmi les couches populaires dela société.Le rockirlandais a trouvé son expression au travers d'artistes tels queVan Morrison(du groupe Them),Rory Gallagher,Phil Lynott etGary Moore (dugroupe Thin Lizzy),U2, BobGeldof (du groupe TheBoomtown Rats), ThePogues, SinéadO'Connor et TheCranberries.
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Re: MUSIQUE IRLANDAISE

Message  Gwalarn le 30/10/2010, 09:53

Très bon sujet sur la musique Irlandaise,merci Irishfairy.
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